biographie Mariah Carey

Le rêve devient réalité (1989-1990)

Il ne faisait aucun doute que Tommy Mottola tenait là un réelle affaire : non seulement la jeune Mariah possédait un talent exceptionnel mais de plus, elle avait toutes ses chances de faire carrière. Jeune et jolie du haut de ses 1 mètre 70, Mariah était également armée d'un charme et d'un glamour sans pareil.

Cependant, à cette période, Mariah n'était pas encore habituée à être entourée de producteurs de stars et préférait de loin son travail plus artisanal avec Ben (il est vrai qu'après ces trois bonnes années de collaboration, ils connaissaient tous deux leur musique mieux que n'importe qui ). Certes, Mariah avait Ben —avec qui elle avait crée une impressionnante collection de 12 chansons ! — mais il lui fallait également d'autres horizons où elle puisse exceller en travaillant avec différentes personnes.

L'album Mariah Carey (1990)

Pour son premier album intitulé sobrement Mariah Carey, Mariah fut épaulée par les producteurs Ric Wake et Rhett Lawrence (ce dernier avait déjà travaillé pour des stars telles que Earth, Wind & Fire ou encore Michael Jackson —une des grosses signatures du label CBS Epic—, et Narada Michael Walden (qui lui détenait à son palmarès Michael Bolton, George Michael, et Whitney Houston).

Son premier single, ce fut avec Ben qu'elle le créa. Curieusement, celui-ci ne faisait pas partie des douze chansons déjà écrites, non, puisque cette chanson particulière fut écrite après que Mariah eut signé son contrat et décrit en quelque sorte sa chance d'en être arrivée là. Depuis le début en effet, Mariah a toujours cru à son destin et cette chanson en est un témoignage ; il s'agit de Vision Of Love. La musique et le rythme de la version définitive furent retravaillés et la voix lead originale de la chanteuse fut en partie mise sur les choeurs... ce qui fit préférer à Mariah la version " démo" (version préliminaire d'une chanson).

Non seulement Mariah s'impliquait dans l'écriture et la musique de ses chansons, mais de plus, elle s'attelait à chanter les choeurs, ce qui demandait un travail approfondi et de longue haleine.

La première chanson qui naquit d'une nouvelle collaboration fut There's Got To Be A Way, avec Ric Wake et Walden.

Ce fut ensuite au tour de la chanson I Don't Wanna Cry, un travail d'écriture avec Walden —qui travaillait entre autres avec Whitney—. Lorsqu'on lui demandait une comparaison entre les deux chanteuses, celui-ci répondait : "elles sont toutes les deux des chanteuses formidables... je suis très honoré de pouvoir travailler avec l'une et l'autre." Le tube Someday fit partie des sept titres écrits avec Ben (et également des quatre chansons de la cassette de démo écoutée par Tommy Mottola). En ce qui concerne le titre All In Your Mind, une des compositions d'avec Ben, Mariah nous raconte une petite anecdote de studio : "J'étais en train d'utiliser mon registre de notes suraigu [le upper register]... et il est arrivé une chose étonnante à la fin de mes pichenettes vocales : ma voix détonna et forma une harmonie. Je leur ai dit "Debarassez vous de ça", mais ils me répondirent tous "Au contraire, c'est génial !." " Comme quoi, il arrive aussi des accidents providentiels dans les studios.

Entre temps, Mariah dut s'occuper de la promo de son album et eut à se faire connaître parmi les gens du métier. Elle fit quelques soirées de représentation où elle chanta entre autres avec Trey Lorenz, qu'elle avait rencontré durant l'enregistrement de There's Got To Be A Way et qui, depuis, est devenu un ami.

La pression sur les épaules de la jeune Mariah était assez lourde mais elle ne s'en plaignit jamais, trop heureuse d'en être arrivée là après de si louables efforts. Les moyens pour promouvoir la jeune chanteuse étaient, il faut l'avouer, assez considérables, mais le public réagit au quart de tour et reconnut l'immense talent encore à l'état brut de Mariah. Et tel que Mariah le décrivit plus tard pour se défendre lorsqu'on l'accusa d'avoir été pistonnée par des moyens de marketing puissants : "vous ne pouvez pas faire venir les gens dans un magasin et leur faire acheter un album. C'est la musique qui fait acheter les gens."

Mariah travaillait continuellement. Et alors que son premier album venait juste d'être masterisé, Ben et elle avaient juste terminé une autre chanson pour le prochain album. L'équipe considéra tout de suite le nouveau titre comme étant un futur hit et décidèrent de l'inclure sur la plage onze de l'album pour clôturer en beauté. Il s'agissait du titre Love Takes Time. Pour ce morceau, c'est Walter Afanasieff qui, étonné mais flatté, se vit en charge de la version définitive en tant que producteur et arrangeur, lui qui n'était pas encore autant reconnu que Walden ou Wake dans le milieu. Walter possédait déjà tout de même une certaine expérience, en ayant par exemple participé aux arrangements des trois premiers albums de... Whitney Houston ! Ce fut là encore une rencontre du destin puisque, depuis, Walter Afanasieff collabora avec Mariah sur bon nombre de ses albums suivants. Le titre fut de suite ajouté à la hâte, si bien qu'il se vendit certainement une centaine de copies de l'album ne mentionnant pas le nom de la dernière chanson, qui, pourtant, se trouvait bien sur le disque. Mariah dédicaça ce premier album à sa soeur Alison.

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